L’unité n’est pas négociable

La tension monte et la peur gagne certaines populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest inondées ces derniers temps par la propagande d’un certain mouvement séparatiste. Malgré la fermeté du gouvernement camerounais qui a déclaré en janvier dernier « nul et de nul effet pour objet et activité contraire à la Constitution et de nature à porter atteinte à la sécurité de l'État, l'intégrité du territoire, à l'unité nationale et à l'intégration nationale » le Southern Cameroons National Council (SCNC), ses acteurs tapis dans l’ombre et mus certainement par une logique suicidaire s’obstinent à manipuler l’opinion publique nationale et internationale sur cette aventure purement fantasmagorique. Ils ont, à travers plusieurs canaux communicationnels, planifié pour le 1er octobre prochain, la proclamation de l’indépendance d’une prétendue république. Depuis les démonstrations forcées du 22 septembre dernier, les Camerounais ont unanimement exprimé leur désapprobation, leur réprobation et leur indignation  aux thèses séparatistes. L’extrémisme violent qui s’est soldé par des actes terroristes manqués à Bamenda et à Douala a créé une onde de choc sur l’ensemble du territoire national. Pour les Camerounais, c’est un front terroriste de plus, un de trop. Par rapport aux prédictions apocalyptiques, les Camerounais, dans un sursaut patriotique, rejettent la partition de leur pays. Les messages de condamnation délivrés par les exécutifs des deux chambres du parlement sont venus renforcer ce sentiment anti-sécessionniste.
Dans le modèle de l’Etat-nation qui est celui du Cameroun, les frontières culturelles se confondent aux frontières politiques. Le désir de vivre ensemble des Camerounais prend ses ressorts dans les sacrifices consentis par les pères fondateurs de cette nation.  Les générations actuelles (et futures) n’ont pas oublié les sacrifices consentis par l’armée et son chef pour la reconquête de la presqu’ile de Bakassi. Au moment où le gouvernement entreprend un vaste chantier pour viabiliser cette zone, il n’est pas question de laisser prospérer un tel projet pour distraire les populations. Dès lors que des individus ayant des relais à l’étranger ont décidé de recourir à la violence, à la guérilla et au terrorisme pour tenter de mettre en œuvre un projet funeste, l’Etat du Cameroun comme tous les autres Etats n’a plus d’autres choix que de répondre par la force légitime même s’il faut garder  ouverte l’option du dialogue pour les citoyens qui appellent à plus d’autonomie par la décentralisation dans le strict cadre de la République et dans le respect des dispositions constitutionnelles actuellement en vigueur. Il s’agit pour l’Etat, non seulement de protéger ses citoyens et ses institutions, mais surtout de sauvegarder l’intangibilité de ses frontières héritées de la colonisation. Il s’agit aussi de permettre à ceux qui rament à contrecourant de cette entreprise chimérique de démontrer que la sécession est une option politique minorita...

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