Conseils régionaux, an I: Les premiers pas
- Par Jean Francis
- 07 déc. 2021 12:25
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Mises en place à l’issue de l’élection du 6 décembre 2020, ces collectivités territoriales se déploient actuellement sur le terrain avec pour objectif, mieux asseoir le développement local.
L’élection des premiers conseillers régionaux de l’histoire politique du Cameroun, le 6 décembre 2020 a été perçue par beaucoup comme un soulagement. Au regard sans doute de ce que ces collectivités territoriales décentralisées charrient de nombreux espoirs au sein d’une population camerounaise dont les besoins en services sociaux de base sont sans cesse croissants. Les régions voient donc le jour dans un contexte marqué par la volonté affichée du président de la République d’accélérer le processus de décentralisation et une aspiration des populations à prendre en mains leur développement en s’impliquant dans la gestion des affaires locales.
On peut d’ailleurs comprendre à cet effet la décision de la plupart des exécutifs régionaux élus, le 22 décembre 2020, de descendre sur le terrain pour recueillir les avis des différentes couches sociales en vue de l’élaboration des Plans régionaux de développement (PRD). Le Grand dialogue national, convoqué par le président de la République du 30 septembre au 4 octobre 2019, ayant déjà rappelé l’intérêt de ces entités, non seulement dans l’accélération de la décentralisation, mais aussi dans la panoplie de mesures pouvant apporter la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi comme un vecteur de développement dans les huit autres régions du Cameroun.
Si les attentes sont nombreuses au sein des populations, les pouvoirs publics entendent donner à la nouvelle entité les moyens de se mettre rapidement au travail. Nées après le vote de la loi de finances de l’année suivante, les régions vont être confrontées à un problème de moyens pour leur mise en place. La solution est rapidement trouvée avec une dotation spéciale décidée par le président de la République. Trois milliards sont en effet alloués à chacune d’elle à cet effet. Les résultats enregistrés aujourd’hui dans certaines régions laissent voir des exécutifs régionaux voulant se donner du crédit. Au-delà de l’installation, la dotation a servi pour les premières actions.
Le Centre acquiert rapidement un terrain dans la banlieue de Yaoundé pour son parc d’engins. Idem pour l’Adamaoua qui a pu acquérir quatre hectares de terrain. A l’Ouest, c’est un quitus donné au président du Conseil pour ouvrir des discussions avec une firme britannique en vue de la production de 120 mégawatts sur le fleuve Noun afin de résorber le déficit énergétique qui plombe le développement industriel de la région. Ailleurs, ce sont des consultations qui sont menées avec les forces vives pour définir les priorités des actions à mener dès l’année 2022 qui s’annonce. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, le statut spécial est effectif. Les différents acteurs chargés de le mettre en pratique se déploient sur le terrain.
Il faut donc dire que l’année qui pointe à...
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